Petite histoire de Noël 

 

Les traditions changent, perdent leur caractère religieux, tout en gardant des traces des rites et croyances du passé.

Les origines
Aussi loin que l’on puisse remonter dans le temps, le solstice d’hiver célébré et nommé Yule, signifiait pour les païens la renaissance de la lumière, du soleil, les jours qui s’allongent et les nuits plus courtes. Ces rituels et festivités duraient plusieurs jours et se préparaient longuement. Il en reste même de furtifs vestiges aujourd’hui…

Celtes VS Chrétiens
 Lors de la christianisation des païens, on détermina les dates des rites chrétiens en fonction des dates marquantes dans les croyances polythéistes.  Pour débuter en douceur, on ne supprima pas tous les rituels, ils furent récupérés par l’église en leur donnant des symboliques chrétiennes. Comme l’arbre orné de pommes (pour rappeler l’Eden) qui sera rapidement banni des églises et entrera dans les maisons. Cet arbre est le successeur d’un rite celte et l’ancêtre de notre sapin de noël. Mais nous en reparlerons.

Noel Chrétien (mais…) au Moyen Age
La première mention d'une célébration chrétienne à la date du 25 décembre a lieu à Rome en 336.
Au Moyen Age, on se préparait à fêter noël en observant une période de jeûne nommée l’avant. Elle débutait à la Saint Martin (le 11 novembre) puis elle fut écourtée à huit jours avant la messe de minuit, qui était dédiée à la naissance du christ et à l’appel de son retour sur terre. Les festivités et les messes duraient jusqu’au 6 janvier ou l’on célébrait les rois.
Dans les maisons on préparait noël dans la joie. On la décorait de houx et de lierre, On se confectionnait des habits neufs, on sacrifiait le porc, qui assurerait les réserves de viande salée et garnirait la table du festin. Parmi Ces anciens rituels on retrouvait aussi celui de la bûche. On choisissait une bûche d’un bois à combustion lente que l’on ramenait en famille, à la maison. On l’embrasait dans la cheminée et en récitant des prières, on y versait de l’huile, du vin et du sel. Cela devait protéger la maison et ses habitants, leur assurer prospérité tout au long de l’année. Cette buche devait brûler pendant 12 heures. Le lendemain un en recueillait les braises froides que l’on conservait jusqu’au noël suivant, ou elles devaient servir à embraser l’âtre et la nouvelle buche. Chez les païens ces charbons servaient à d’autres rituels.
La buche pâtissière que l’on déguste aujourd’hui, est l’invention d’un pâtissier Parisien, à une époque où les cheminées devenaient purement décoratives, ou servaient aux poêles à charbon. ce sont des vestige détourné du rituel celtes.
En 1223, Saint François d’assise fit entrer la crèche vivante en reproduisant la nativité dans les églises.
La fête de l’âne, aussi appelée fête des humbles, était sensée rappeler la fuite en Égypte. C’était en réalité une farce grossière qui fut d’ailleurs vivement condamnée et interdite par l’église : une jeune femme, tenant dans ses bras un nouveau-né, pénétrait à dos d'âne richement paré dans l’église, suivie par tout un cortège ridicule. À la fin de chaque prière l'assemblée scandait des "hi-han".
En attendant de se rendre à la messe de minuit on dinait maigre et on se racontait des contes et légendes qui étaient en lien avec noël. Le repas gras (dont la composition variait largement selon les régions et la condition sociale), les chants, les danses se poursuivaient tard dans la nuit, mais seulement après avoir entendu la messe de minuit.

Le sapin de Noël
Le sapin de noël tels que nous le connaissons aujourd’hui, serait apparu en alsace au XVe siècle, il est lui aussi issu des rituels des païens nordiques et assimilable à l’arbre aux pommes (initialement, pas pour rappeler l’éden, mais simplement parce qu’il est l’un des seuls fruits persistants en hiver).

Les santons
La tradition de la crèche fantaisie (a l’image des habitants locaux, comme les santons) décorant les maisons est originaire de l’Italie du XVe siècle.
Ala fin du XVIIIe sicle le marseillais Jean Louis Lagnel invente les satons  provençaux, à l’image du petit peuple de Provence.
Ces santi Boni (bons saints) sont les santoni italiens et les sanouns, puis santons provençaux. Évoqués par les auteurs littéraires des XIXe et XXe siècle, ils deviennent très vite populaires dans toute la France.

Les treize desserts provençaux :
Faisant référence au christ et ses douze apôtres.
la fougasse à l'huile et à la fleur d'oranger, le nougat blanc, le nougat noir, les figues sèches, raisins secs, amandes, noisettes, les noix, les dattes, les pruneaux, les mandarines, les poires et les pommes, le tout accompagné des sept vins de Noël. Ils sont eux aussi largement connus grâce à la littérature provençale.
 Et si chaque pays d’Europe, voire même, régions de France a son propre gâteau de noël, les douze autres desserts restent sensiblement les mêmes, et, même s’ils sont un peu oubliés de nos jours, ils ont été incontournables sur les tables jusqu’au début du XXe siècle.
 
Et Le Père Noël ? Pour faire court :


 
Avant le Père Noël, entre le 6 décembre et le 6 janvier divers Saints, fées (selon les pays) et rois mages, pour les Espagnoles. Généralement habillés en vert, mais pas que… Toujours selon les « contrées »… C’est à New-York, au milieu du XIXe siècle que Saint Nicolas change de tenue pour la première fois et apparait vêtu de rouge ayant troqué sa mitre contre un bonnet rouge. C’est qu’il avait l’esprit pratique ce pasteur Newyorkais qui l’a « relooké »… Le bonnet, ça tient chaud… la cape aussi s’est envolée et laisse apparaitre une tunique rouge. Cette nouvelle tenue et la date du 25 décembre pour les cadeaux, font leur bonhomme de chemin, viennent en Europe et s’installent peu à peu, malgré la résistance des traditions locales.
En 1931, la Coca-Cola Company s’empare du personnage pour une campagne de publicité mondiale : ce bienveillant bonhomme, rondouillard paré de barbe et chevelure généreuses et immaculées, boit la fameuse boisson, pour reprendre des forces pendant sa tournée. Bien entendu, il porte les couleurs de la marque : rouge souligné de blanc.
Et même si les Français sont encore un peu réticents à l’adoption de ce personnage, les grands magasins parisiens, en plein essor dans les années 50, y voient un impact commercial majeur. Le Père Noël devient un incontournable argument : faire des cadeaux pour Noël. Alors que depuis des temps reculés, les simples mortels se faisaient des cadeaux seulement à l’an nouveau, ils se ruent dans ces grands espaces de consommation pour gâter leurs proches à la Noël.
Heureusement le Père Noel, va assurer pour garnir les petits souliers de nos têtes blondes, hein…  ou… Ben voyons… Au choix ^^
Alors quand vous ferez vos préparatifs de Noel et de la Saint Sylvestre, rapprochez-vous de vos croyances et traditions.
Et… Allez vers ces petits artisans inventifs, qui créent avec amour. J’dis ça, j’dis rien... ????
Je vous souhaite un très joyeux Noël, plein de chaleur humaine et de lumières du renouveau !!!

 

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